ALEXANDRE ET ALESTRIA - SHAN SA

ALEXANDRE ET ALESTRIA - SHAN SA
PRESENTATION
Elle, c'est Alestria, l'enfant sauvage devenue reine des Amazones. Celles qui chevauchent les steppes, aiment la guerre, combattent les hommes et n'ont pas peur de la mort.
Lui, c'est Alexandre, fils de Philippe, roi de Macédoine, né à Pella en 356 avant J-C. Ayant soumis l'Asie Mineure et la Perse, vainqueur de Darius, il ne lui manque qu'une reine pour asseoir son empire absolu. Une reine à sa mesure ou à sa démesure qu'il rencontre sous les traits d'un guerrier invincible dans l'immense steppe de Mongolie.

EXTRAIT
« A toi garçon du futur, ce roman écrit en langue des oiseaux. A toi, guerrier intrépide, nos libertés, nos galops. Veille sur nos sommeils, veille sur nos saisons.
A toi, jeune fille qui liras dans les étoiles; A toi, jeune fille qui déchiffreras le livre des oiseaux... Le secret de nos âmes, le secret de l'amour, le secret de la force ».


MES IMPRESSIONS
Très belle histoire lyrique dont la musicalité est l'amour. Ce roman est une belle fiction réaliste de l'histoire d'Alexandre (héros de l'antiquité) et Talestria, reine des amazones (qui perd son « T » en s'unissant avec lui).
Une grande rencontre, deux destinées, écrites avec une sensuelle et poétique écriture fluide.
L'auteure que je ne connaissais pas jusqu'ici, Shan Sa, « bruissement du vent » en chinois, conte une grande histoire d'amour, une folle passion humaine. Et je me suis laissé porter au gré des batailles inhumaines, des orgies, des viols, et du tendre amour qui transforme le monstre en homme sage.
Je ne savais pas qu'Alexandre aimait les femmes. Maintenant, je sais...

# Posté le mardi 08 septembre 2009 07:58

Modifié le lundi 14 septembre 2009 02:51

LE ROSEAU REVOLTE - NINA BERBEROVA

LE ROSEAU REVOLTE - NINA BERBEROVA
QUATRIEME DE COUVERTURE
La guerre, en septembre 1939, sépare ces amants. Lui, Einar, part pour Stockholm. Elle reste à Paris, afin de s'occuper d'un vieux savant que les Allemands finiront par arrêter. La paix revenue, elle écrit à Einar, en Suède, des lettres qui reviennent : destinataire inconnu. Jusqu'au jour où, allant là-bas, elle découvre...
Tel est l'irrésistible talent de Berberova : en quelques traits elle vous campe les personnages dans leur vérité, puis vous précipite à leurs trousses avec une efficacité toute cinématographique. Ici, dans un récit sans doute plus que les autres nourri de sa propre histoire, elle raconte des amours qui sont de l'ordre de la tragédie et qui, parce qu'il s'en est fallu de si peu, pour longtemps vous hantent.

MES IMPRESSIONS
Mélancolique, réaliste et triste plume. Murée dans son indifférence protectrice, la souffrance se réalise car le c½ur n'oublie pas. Le tourment du sentiment d'amour ne trouve sa force que dans le silence et la solitude. La beauté enveloppe ce cours roman d'une décourageante résignation de l'âme féminine amoureuse. Mais, au-delà de cette triste blessure, il reste la dignité et le libre arbitre qui nous ramène à la raison.

Et le roseau ne plie jamais...

# Posté le lundi 07 septembre 2009 05:23

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 05:54

PARK LIFE - YOSHIDA SHUICHI

PARK LIFE - YOSHIDA SHUICHI
QUATRIEME DE COUVERTURE
Ce petit roman est une bouffée d'air pur dans la vie affairée et raisonnable des citoyens du XXIe siècle que nous sommes. Un air venu du parc de Hibiya à Tôkyô, où l'on pénètre sur les pas d'un jeune employé légèrement excentrique, et soudain « l'exhalaison de terre et d'herbe vous chatouille les narines ». Là, il croise une triathlonienne consommatrice de bains moussants, rencontre un vieil homme qui fait voler un capricieux aérostat rouge, rêve, médite, s'exerce à chambouler la perspective pour voir le monde autrement. Il arrive que s'y nouent des idylles, à peine plus tangibles que le bruissement des pigeons qui s'envolent. Ce récit a le charme des parenthèses qui s'ouvrent parfois dans la vie pour laisser entrer l'enchantement, comme un léger vertige de déraison. La ville n'est pas loin, les buildings cernent l'horizon, mais dans cet espace clos et protégé, se jouent les menues aventures qui donnent son goût unique à l'existence, la petite musique d'un grand parc au c½ur d'une immense capitale.

MES IMPRESSIONS
C'est l'histoire d'un parc dans la ville, une bulle d'air au creux de l'urbanisation. Un lieu de relaxation, un endroit propice à la rêverie, la lecture, l'isolement. Un coin favorable à la rencontre...
C'est une balade rafraîchissante où l'on prend le train d'une tranche de vie. Elle nous emmène, nous fait découvrir le paysage de la rencontre et nous laisse là, d'un seul coup, alors que nous aurions apprécié nous arrêter seulement au terminus... Juste une toute petite parenthèse d'une bulle d'air en plein coeur de la vie urbaine.

# Posté le lundi 07 septembre 2009 01:18

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 05:57

LA NUIT SACREE – TAHAR BEN JELLOUN

LA NUIT SACREE – TAHAR BEN JELLOUN
QUATRIEME DE COUVERTURE
Dans l'enfant de sable, publié en 1985, Ahmed était la fille d'un homme humilié de ne pas avoir d'héritier mâle, et qui avait décidé, dans le secret de la maison, que celle-ci en serait un. Elevé(e) en garçon, habillée en garçon, son histoire était dite par un conteur incertain, fabulateur peut-être. Dans la nuit sacrée, Ahmed devenu vieux (ou vieille) prend à son tour la parole et livre sa propre version des événements - la vraie ? -, son autobiographie en somme. Le récit, comme emboîté dans le précédent peut cependant se lire isolément.

EXTRAIT
"Rappelez-vous ! J'ai été une enfant à l'identité trouble et vacillante. J'ai été une fille masquée par la volonté d'un père qui se sentait diminué, humilié parce qu'il n'avait pas eu de fils. Comme vous le savez, j'ai été ce fils dont il rêvait. Le reste, certains d'entre vous le connaissent ; les autres en ont entendu des bribes ici i ou là. C eux qui se sont risqués à raconter la vie de cet enfant de sable et de vent ont eu quelques ennuis : certains ont été frappés d'amnésie ; d'autres ont failli perdre leur âme. Mais comme ma vie n'est pas un conte, j'ai tenu à rétablir les faits et v vous livrer le secret gardé sous une pierre noire dans une maison aux murs hauts au fond d'une ruelle fermée par sept portes"

MES IMPRESSIONS
Poésie et sensibilité content la reconstruction d'une femme après son calvaire, de sa propre personnalité malgré ses blessures. Une belle critique de la société marocaine (voire quasi mondiale) qui donne la priorité aux hommes et considère la femme comme un simple objet de désir.
Cette femme redécouvre sa vie, son corps, ses rapports avec les autres, sans aucune haine, aucun désordre, malgré le long chemin vers l'oubli qu'elle parcoure (souffrances et quête d'identité). Elle regarde, elle subit... L'acceptation et la sagesse sont rapportées avec une grande douceur et une belle authenticité. J'aime sentir la plume de la poésie me caressait...


# Posté le jeudi 03 septembre 2009 01:47

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 05:59