LA VAGUE - TODD STRASSER

LA VAGUE - TODD STRASSER
PRESENTATION
Paru aux Etats-Unis en 1981, "La Vague" est un best-seller, vendu à 1,5 millions d'exemplaires en Europe. Il fait maintenant partie des manuels scolaires dans les écoles d'Allemagne.
"La Vague" est basé sur une expérience réelle de cinq jours, menée pendant un cours d'histoire dans un lycée de Californie. Alors qu'ils étudient la Seconde Guerre mondiale, les élèves s'interrogent sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis. Leur professeur d'histoire décide alors d'appliquer certains principes du nazisme et ainsi donner à sa classe le sentiment d'appartenir à une élite : "Le pouvoir par la discipline ! Le pouvoir par la communauté ! Le pouvoir par l'action !"

EXTRAIT
« Tout était planifié en détail, nous devions juste faire comme il nous disait et il n'y aurait aucun problème ».
« Tout était si soudain, si libérateur, irréel et instantané, comme dans un de ces rêves flottants qu'on peut faire au cours d'un bref assoupissement en pleine journée ».
« On est prêt, tout à fait prêt, on ne pense à rien d'autre, à l'intérieur de soi on est si vide, si nettoyé. On a atteint ce point en prévision duquel on s'est laissé ressourcer, prisonnier de sa bêtise et de sa confusion, de son appréhension et de sa teneur. On ne pense qu'à cette seule et unique chose. Un ordre, et ce qu'on fera ensuite sans hésitation. Tout ça fonctionne si parfaitement ».


MES IMPRESSIONS
Comment aboutissent les effets néfastes d'un groupe d'individus lorsque sa cohésion est fondée sur des principes purement autoritaires.

Loin d'être un chef d'œuvre, le roman (n'ayant aucun intérêt purement littéraire) est écrit simplement et son sujet n'est pas approfondi. Mais, je pense qu'il a été écrit afin de permettre à un grand nombre de le lire. Et cela, c'est important ! Car le roman nous laisse à notre propre réflexion. Il en découle que la bête qui sommeille en nous peut se réveiller à tout moment. C'est une prise de conscience « post-lecture » révélant notre faiblesse, notre imperfection humaine et notre petitesse latente. Peut-on se permettre de juger les pages de l'histoire lorsque l'on s'aperçoit que la masse peut être sujette à l'endoctrinement irraisonné ? Je ne crois pas. L'homme préfère se voiler la face sur les actes d'horreur répréhensibles. L'homme est sujet à la dérive, au fanatisme, aux caresses de grandeur, au pouvoir du contrôle des esprits faibles.

Sommes-nous certains de ne pas mépriser nos propres convictions, malgré la peur ou la souffrance ?

Comment briser cette spirale infernale, dans laquelle nul n'aurait jamais cru pouvoir un jour tomber ?

La Vague est un roman qui dérange et génère de nombreux questionnements. Et pour reprendre les mots de l'auteur, c'est surtout un livre "très utile".

# Posté le lundi 12 octobre 2009 01:44

Modifié le lundi 12 octobre 2009 03:03

BIENVENUE AU CLUB - JONATHAN COE

BIENVENUE AU CLUB - JONATHAN COE
QUATRIEME DE COUVERTURE
Imaginez ! L'Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats prospères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l'extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom. Mais dans ces années où l'État-providence laisse place au thatchérisme, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont d'autres choses en tête : s'intégrer aux clubs de leur lycée, oser parler aux filles, monter un groupe de musique, s'échapper de Birmingham l'endormie pour des aventures londoniennes... Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. Jusqu'à ce que le monde les rattrape. Dans ce roman foisonnant, premier volet d'un diptyque, Jonathan Coe renoue avec la veine de Testament à l'anglaise, usant de tous les styles, entremêlant en virtuose récits et personnages, tirant d'une main experte tous les fils du destin, pour nous offrir à la fois un roman d'apprentissage nostalgique, et le tableau ample, grave et lucide d'un pays en pleine mutation.

MES IMPRESSIONS
Un roman fourmillant d'histoires émouvantes sous ambiance de contestations politiques (IRA) et de luttes sociales (syndicalisme). L'auteur conte aussi bien la tendre adolescence et les aventures d'une bande d'amis (découverte d'un monde cruel, amour naissant...) que l'imperfection humaine de leurs parents (désir, ego, haine, adultère) sous une couche d'idéologie et de syndicalisme. On bascule d'une famille à l'autre avec plaisir. Nous restons éveillé par ce style très riche, en passant d'un personnage à l'autre, d'une narration habituelle à des pages « critiques » d'un journal de lycée, d'une lettre amoureuse ou d'un journal intime.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 03:08

Modifié le lundi 12 octobre 2009 01:25

LE TEMPS DE LIRE, COMME LE TEMPS D'AIMER, DILATE LE TEMPS DE VIVRE – DANIEL PENNAC « COMME UN ROMAN ».

LE TEMPS DE LIRE, COMME LE TEMPS D’AIMER, DILATE LE TEMPS DE VIVRE – DANIEL PENNAC « COMME UN ROMAN ».
On me pose assez fréquemment la question « Comment fais-tu pour avoir autant de temps ? ».

Et finalement, je m'aperçois que j'ai beaucoup de temps pour diverses raisons :

1. Mes filles sont suffisamment grandes pour avoir besoin de plus de liberté, d'autonomie... Je ne modèle plus de pâte à durcir, ni ne peint, ni ne dessine, ni ne colorie de mandalas, ni ne joue au playmobil ou au petshop.

2. J'ai redéfini mes heures de tennis et complètement arrêté la compétition (puisque j'ai redéfini de manière négative l'esprit même de la compétition).

3. Et surtout, je regarde peu la télévision.

Je passe donc mon temps à le prendre, mais en même temps, je tends vers la lecture pour le comprendre et m'évertue à ne jamais le tuer, car « tuer le temps » sous entend un abominable meurtre en perspective. Je ne veux pas être tenté par le diable. Tant que je vis le temps qu'il m'est donné, j'aurais le temps que je me donne.

"Le temps demeure le même parce que le passé est un ancien avenir et un présent récent, le présent un passé prochain et un avenir récent, l'avenir enfin un présent et même un passé à venir, c'est à dire parce que chaque dimension du temps est traitée ou visée comme autre chose qu'elle même..." - Merleau-Ponty.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 05:36

BROCANTE - Acte 2 - LE RETOUR

BROCANTE - Acte 2 - LE RETOUR
Aaaah, quel plaisir de se retrouver dès 6h du matin sur son emplacement à préparer l'étalage avec ma dulcine. Quel plaisir de rencontrer toutes ses personnes différentes, multi-ethniques, heureuses de fouiner, baisser les prix déjà trop bas, et trouver la bonne affaire. Quel plaisir de voir le soleil se lever doucement à l'horizon pour ensuite nous réchauffer la peau (avant de la brûler). Quel plaisir d'entendre le premier chant des oiseaux. Oui, le vide grenier est un plaisir, avant tout. Un échange de sourires, de regards, de paroles. Cette fois, j'ai résisté à l'appel de la littérature, je n'ai acheté que l'ouvrage de Stefan Zweig LA CONFUSION DES SENTIMENTS


# Posté le dimanche 17 août 2008 08:27

Modifié le lundi 05 octobre 2009 03:04