Le narrateur, un journaliste et chasseur amateur, aperçoit un jour un homme dans les montagnes, un chasseur solitaire accompagné de son chien qui lui inspire un poème qu'il fait publier dans un magazine dédié à l'art de la chasse. Ce texte semble passer inaperçu mais quelques mois plus tard le narrateur reçoit un courrier mystérieux : un homme s'étant reconnu dans la poésie décide de confier au narrateur trois lettres de trois femmes différentes et dont il est le destinataire et le principal intéressé. Ces lettres ont été écrites respectivement par Midori, son épouse délaissée, Saïko, une maîtresse détruite par le péché qui la conduit au suicide et sa fille Shoko, habitée par la peine. L'homme a en effet été infidèle à son épouse avec le cousine et amie de celle-ci. Se présentent alors aux yeux du narrateur trois récits d'une même vie terriblement émouvants où la passion amoureuse s'associe irrémédiablement à la douleur la plus profonde.
MES IMPRESSIONS
Trois lettres féminines, trois gémissements autour de ce mystérieux chasseur. On découvre au fil des correspondances, les aspects tragiques des blessures du c½ur à travers les fantasmes qui se révèlent.
L'histoire, pleine d'ardeur amoureuse, de désunion et de mort, est contée de manière brève et poétique. Elle est empreinte de tristesse, d'amertume, de beauté mêlée de gravité.
Les personnages du roman se chassent, se repoussent devant nos yeux, et se découvrent le lien à l'autre, telles les pièces d'un puzzle.
Le symbole d'un aori (vêtement japonais) vient accentuer la différence dans ce lien qui dissemble selon les personnages : l'échec du mariage, le triomphe de l'amour et la beauté de la jeunesse.
Un joli petit roman asiatique.